Elaura, l'Indécise

Et si l’amour était plus fort que tout ?

Elaura peut toujours compter sur ses meilleures amies, Amélia et Maïa. Mais maintenant que chacune d’elles est en couple, elle se sent un peu seule.
Pourtant, un homme est dans sa vie, enfin de manière aléatoire. Et les séances de « je t’aime moi non plus » la fatigue de plus en plus. Alors qu’il revient pour la énième fois vers elle, elle n’est plus sûre de rien.
Surtout depuis que cette jeune femme rencontrée par hasard lui porte un intérêt bien plus qu’amical.

Déjà tiraillée par ses sentiments, comment Elaura va-t-elle faire avec ses deux prétendants diamétralement opposés ?

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- Extrait -

Elaura reste un moment sur le quai, à fixer l’horizon, là où le Victoire a disparu. Elle pleure autant de joie que de tristesse. Elle est heureuse pour son amie Maïa, mais elle doit bien avouer qu’elle se sent du même coup très seule. Elle monte dans sa voiture, met le contact et respire un bon coup avant de prendre le chemin du retour chez elle.

La sonnerie de son téléphone se répand dans l’habitacle. Elle jette un œil sur l’écran du tableau de bord annonçant que l’appel vient de Ion.

Elle hésite un instant avant de se décider à ne pas prendre la communication. La musique s’arrête, pour reprendre de plus belle trente secondes plus tard. Ion a toujours fonctionné comme cela, il téléphone, et si ça ne répond pas, il réessaie toujours une deuxième fois avant de laisser un message sur le répondeur.

Les mains sur le volant, elle tapote nerveusement se disant que là, tout de suite, elle n’a aucune envie de lui parler.

Alors, elle bifurque et se rend chez Maïa.

Elle se gare à l’extérieur, comme elle le fait d’habitude. En fermant sa voiture à clé, elle se souvient que Maïa lui a dit de ne pas hésiter à utiliser sa place de parking en sous-sol. Elle n’y a pas pensé.

Elle rejoint l’étage de Maïa, les clés dans la main. Elle ouvre et est accueillie par Mistigri, pas plus surpris que ça de la voir débarquer elle, au lieu de sa maîtresse. Il lève à peine le museau, trop confortablement installé pour bouger davantage. Elaura dépose les clés sur le guéridon de l’entrée, se déchausse et tombe dans le canapé, éreintée. Elle s’installe tout en allumant la télé, la télécommande à portée de main. Elle sourit en découvrant le plaid plié en bout du sofa. Elle s’en empare et s’allonge, déposant la couverture moelleuse sur elle. Elle ne tarde pas à sombrer dans un sommeil profond, la journée a été bien trop forte en émotions.

Le lendemain matin, quand elle ouvre les yeux, elle pousse un cri en croisant le regard félin de Mistigri. Le chat a pris place contre elle, le museau à hauteur de son visage et ronronne allègrement. Elle sourit, amusée de voir l’animal aussi à l’aise.

En même temps, c’est moi qui suis chez lui, se dit-elle en le caressant.

Elle profite un instant de ses ronronnements avant de se décider à se lever, sous la désapprobation évidente du félin qui la regarde d’un drôle d’air. Elle en rit et prend un cliché qu’elle envoie à Maïa avec la légende suivante :

[Je suis chez toi ; y en a un qui n’est pas content !]

Elle ajoute un smiley mort de rire.

[Oh mon Mimi ! Qu’est-ce que tu lui as fait ? Lol]

[Je l’ai sorti du lit]

[?]

[J’ai squatté chez toi et quand je me suis levée, ben, ça ne lui a pas plu !]

[Ptdr]

Elle pose le téléphone sur le plan de travail, en quête de sa dose de caféine. Quitte à avoir abusé de l’hospitalité de sa copine absente, allons jusqu’au bout.

Les miaulements de Mistigri lui font comprendre que lui aussi voudrait déjeuner.

— OK, mon gros, ça vient.

Elle ouvre le placard contenant la nourriture du chat et remplit sa gamelle, tandis que son café passe dans la machine.

Elle avise l’heure, elle a tout juste le temps de rentrer chez elle se changer avant d’aller au boulot. Elle rince sa tasse, donne une dernière caresse au chat et s’échappe.

Quand elle sort de l’immeuble, elle ne fait pas attention et percute une forme qui finalement s’exprime.

— Désolée, fait-elle tout en s’éloignant vite, sans même avoir jeté un regard à l’obstacle.

— Pas grave, lui répond une voix féminine dans son dos.

 

Elaura ne l’entend pas et file jusqu’à sa voiture, elle démarre sans avoir remarqué que la jeune femme bousculée la regarde partir, amusée, souhaitant que la prochaine fois, elle ne soit pas si pressée.

Un quart d’heure plus tard, Elaura entre dans son appartement. Elle découvre un mot de Ion sur la table. Il lui indique qu’il sera là plus tard dans la journée, et qu’il est déçu de ne pas l’avoir vue hier soir.

Elle se dirige vers sa salle de bains, se dévêt en laissant ses fringues par terre et entre dans la douche.

L’onde chaude lui fait un bien fou. Elle ne s’y attarde pourtant pas, son timing est serré ce matin, si elle veut ouvrir la boutique à l’heure.

 

Elle arrive à la plage pile à l’horaire exact du lever de rideau. Sa journée de travail commence par une visite qu’elle avait complètement oubliée. Amélia est là, avec sa collègue Lorena, pour installer la nouvelle gamme des « Créations Etchegoyen ».

En ouvrant les cartons que les jeunes femmes ont apportés, Elaura est subjuguée.

— Ils sont magnifiques ! J’adore les nouvelles couleurs.

— Je suis d’accord, répond Lorena le regard tourné vers Amélia, tu as vraiment eu une superbe idée, là.

— Merci. Allez, on installe ça où ? demande-t-elle à son amie dans l’espoir d’éviter que le rouge ne lui monte aux joues.

Peine perdue, Elaura éclate de rire puis assène :

— Tu ne t’y feras donc jamais ?

Amélia secoue la tête et déballe la marchandise pour toute réponse sous le regard amusé de ses amies.

Elaura désigne le coin près de la vitrine qu’elle a libéré samedi en prévision de ce nouvel arrivage.

Un exemplaire de chaque sac est exposé, et le reste de la commande est rangé sur les étagères.

Elles sortent toutes les trois pour admirer la vitrine depuis l’extérieur.

— Ça en jette ! s’exclame Elaura. J’adore. Je suis sûre que je vous appelle d’ici peu pour renouveler le stock.

— Tu sais où nous trouver ! s’esclaffe Lorena. Enfin, n’hésite pas à appeler Amélia, c’est elle qui gère. Je ne devrais même pas être ici.

— Bizen ne veut toujours pas que tu retravailles ?

— En fait, depuis la naissance, il aspire à ce que l’on passe notre temps tous les trois. Il a peur de ne pas voir grandir Iban, comme ça a été le cas avec Ander.

 

Amélia rit à son tour, en précisant qu’Ander n’est pas mieux.

— Il est complètement gaga de son petit frère !

— En même temps, qui ne craquerait pas devant ses petits pieds dodus et sa bouille ronde ! Ce bébé est déjà un charmeur, déclare sa mère.

Elaura garde pour elle que ce n’est pas son cas. Elle n’a jamais été attirée par les enfants, contrairement à Ion. Il n’a jamais caché son envie de fonder une famille un jour, mais comme il n’est jamais là, le sujet n’a jamais été abordé. Ses nombreuses absences ne l’ont pas permis. Ce sont d’ailleurs ses absences qui ont pesé lourdement dans leur dernière séparation. Et maintenant qu’il est revenu, pas encore totalement dans sa vie, bien qu’ils se soient embrassés la veille du départ de Maïa, et qu’il se soit réinstallé chez elle, elle sait que les enfants, ce n’est pas une priorité pour elle.

Déjà que je ne sais plus trop ce que je ressens pour lui…

Les filles prennent un café toutes les trois et se quittent avant que la première cliente n’entre dans la boutique.

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