Maïa, l'Impétueuse

Et si l’amour n’attendait aucune permission ?

Maïa, employée de bureau, vit seule avec son chat Mistigri. La légèreté, c’est son mode de vie, son crédo qu’elle clame haut et fort. Les conquêtes ? Elle les multiplie au gré de ses envies, sans se soucier du lendemain.
Mais quand elle croise la route de Zacharie Legrand, un homme qu’elle trouve extravagant et hautain, elle ne peut s’empêcher de penser qu’il est tout ce qu’elle déteste.
Pourtant, les épreuves vont les rapprocher.

Maïa sera-t-elle prête à éprouver des sentiments pour quelqu’un ? Et Acceptera-t-elle qu’un homme tombe amoureux d’elle ?

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- Extrait -

Maïa observe Amélia et Ander, si complices pendant cette soirée. C’est l’anniversaire de sa meilleure amie aujourd’hui et la voir aussi heureuse l’émeut. Sans être constamment collés l’un à l’autre, ils forment un couple des plus fusionnels. Elle les observe aller et venir dans la salle, se cherchant des yeux quand ils ne sont pas au même endroit, un regard, un sourire, un baiser lorsqu’ils se retrouvent. À les voir évoluer, on pourrait croire qu’ils sont ensemble depuis toujours.

C’est peut-être vrai, pense-t-elle, ils sont tellement complémentaires et bien assortis.

Mais en même temps, elle a du vague à l’âme.

Cela fait maintenant plus de trois mois qu’elle n’est plus avec Loïc, le petit serveur de leur brasserie préférée. Même si elle s’est toujours targuée de ne pas s’attacher, de profiter de ce qu’il lui offrait au jour le jour, de prendre son plaisir comme il vient, elle n’en a pas moins un pincement au cœur. Heureusement, elle peut toujours compter sur ses amies. Quand elle s’est enfuie dans son refuge, au plus mal à la fin de cette histoire, Amélia et Elaura l’y ont rejointe. C’est la dernière fois qu’elles se sont retrouvées toutes les trois chez Amatxi[1]. Depuis, Maïa est retournée voir sa grand-mère, mais les filles ne l’y ont pas accompagnée.

— À quoi tu penses ? fait Elaura en la rejoignant.

— Que ça faisait un moment qu’on ne s’était pas fait un week-end toutes les trois…

— Ah oui ! Tu as raison ! Il va falloir qu’on y remédie !

Elles trinquent toutes deux en souriant et décrètent qu’il est l’heure de danser. Maïa rejoint le bar et se dirige vers le gérant, un beau mec comme elles les aime : une musculature saillante, un regard de braise, rasé de près et des cheveux châtains ni trop courts ni trop longs coiffés en bataille. Avec son plus beau sourire et ses yeux de biche, elle lui demande de monter le son et commande en même temps un cocktail.

— Et lequel désirez-vous, mademoiselle ? lui demande le barman en coulant sur elle un regard gourmand.

Un cocktail explosif à base de phéromones…

Elle s’abstient d’exprimer sa pensée à voix haute et répond :

— Celui qu’il vous plaira de me servir !

— OK, c’est parti !

Quelques instants plus tard, apparaît devant elle un joli verre à pied, dont la forme lui paraît à la fois sensuelle et élégante, surmonté d’un petit parasol en papier et d’une tranche d’ananas. La couleur de ce cocktail lui fait penser à celles du soleil. Rouge vers le pied, un dégradé d’orangé ensuite, puis le jaune pour terminer.

— Qu’est-ce que c’est ? demande-t-elle au jeune homme qui la fixe.

— Sex on the beach, dit-il d’une voix rauque et les yeux brillant d’un éclat électrisant.

— Tout un programme ! conclut-elle en portant le cocktail à ses lèvres.

Il dépose ce qu’elle pense être l’addition devant elle et s’en va servir les clients qui attendent de l’autre côté du bar. Après une nouvelle gorgée, elle entend :

— Eh bien, tu en as mis du temps !

— Désolée, Elaura, une petite soif !

— Ça a l’air trop bon ! fait son amie en posant son verre vide sur le comptoir.

— Une tuerie !

— Fais-moi goûter !

Maïa lui tend son verre, mais surveille qu’elle ne lui en prenne pas de trop.

— Barman ! La même chose, s’il vous plaît !

Ce dernier a tourné la tête vers les deux jeunes femmes et rapplique deux minutes plus tard un nouveau verre en main. Il compose la boisson devant leurs yeux, sans pour autant en dévoiler la composition, dépose le verre devant Elaura et installe avec grâce le mini-parasol et une brochette de fruits sur le dessus. Un clin d’œil à Maïa et il s’éloigne.

— Tiens, tu n’as pas droit à l’addition, toi ?

— Ben, on a toujours payé à la fin de la soirée, ici. Pourquoi ça changerait ?

Maïa acquiesce et attrape alors le bout de papier. Elle comprend très vite sa méprise en voyant les dix chiffres alignés sur la feuille et l’horaire de fin de service mentionné. Elle rit sous le regard inquisiteur de son amie.

— Eh bien, tu m’impressionneras toujours, toi ! fait cette dernière lorsqu’elle lui dévoile enfin ce qu’il y a sur le billet.

 

Munies de leurs cocktails, elles rejoignent la partie de l’établissement servant de piste de danse et commencent à se déhancher sur le rythme du moment. Elles sont rejointes par Amélia presque aussitôt.

— Ander ne vient pas ? demande Elaura.

— Non, il a trouvé un pote et discute, répond-elle en lui montrant son homme accoudé au bar, plongé dans une conversation animée.

Les filles dansent un moment, terminent leurs verres, en commandent un autre. Amélia délaisse son vin blanc favori et succombe au même cocktail que ses copines.

— C’est fabuleux, ce truc ! s’étonne-t-elle quand elle trempe ses lèvres dans le breuvage.

— Sex on the beach ! lui disent en chœur Maïa et Elaura.

Elle manque de recracher sa gorgée en les entendant. 

— Sérieux ?

— Sérieux, affirme Maïa.

— Et si tu veux mon avis, fait Elaura sur le ton de la confidence, j’en connais une qui va finir sur la beach avec le barman…

 

Toutes deux rient alors que Maïa, faussement outrée, leur dit d’arrêter de raconter n’importe quoi.

— Mais bien sûr, et il t’a donné son numéro pour quoi faire ? Un scrabble peut-être ?

Amélia ouvre de grands yeux et rit de plus belle. Ander arrive sur ces entrefaites, embrasse sa douce et lui demande ce qu’il se passe.

— Histoire de filles, tu ne peux pas comprendre, mon amour ! déclare-t-elle en l’embrassant encore, bien plus langoureusement et intensément que l’endroit ne le permet.

— Hey, vous êtes au courant qu’il y a des chambres pour ça ? les raille Elaura.

Le couple se détache à contrecœur, le souffle court, les joues d’Amélia rosies.

— OK, je retourne au comptoir, annonce Ander un large sourire plaqué sur ses lèvres.

Tandis que son éternelle amoureuse le regarde s’éloigner, elle récolte une tape sur le bras de ses amies amusées.

— Allez, reviens parmi nous un peu. Tu vas passer tout le reste de la semaine avec lui.

La soirée se déroule à merveille, Maïa est en pleine forme et quand ses amies décident qu’il est temps pour elles de rentrer, elle s’attarde encore un peu. En avisant l’heure de leurs départs, elle voit qu’il reste moins d’une demi-heure de service au superbe barman au corps d’athlète. Elle rejoint le comptoir et s’y accoude, l’observant un instant travailler. L’instant suivant, elle sort et se pose sur le parapet d’en face, quelques minutes avant qu’il sorte.

 

Quand elle le voit passer la porte et chercher quelque chose du regard, elle sait qu’il a trouvé son mot, écrit juste en dessous de son numéro :

 

« Qu’est-ce qui vient après un tel cocktail ? Si la promesse est à sa hauteur, vous me trouverez sur la plage 😉 »

Elle descend l’escalier menant sur le sable avant qu’il ne l’aperçoive et s’installe face à l’océan, attendant que son beau ténébreux la rejoigne.

[1] Grand-mère, mamie en basque.

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