Anges Noirs Tome 6 : Théo

Peut-on aimer à nouveau ?
Moi, c’est Théo.
Il y a trois ans, j’ai perdu ma femme. Depuis, toute mon existence tourne autour de ma fille que j’élève seul. Ma famille, c’est mon pilier. L’idée qu’un autre amour puisse trouver sa place dans cette vie millimétrée ne m’a jamais effleuré… Jusqu’à ce que Rose entre dans ma vie.

Mais suis-je prêt à laisser une nouvelle histoire germer dans un cœur encore en miettes ? Comment affronter le poids du passé et accepter l’inconnu de l’avenir ?

Plongez dans une romance émouvante où les Anges Noirs découvrent que, parfois, la musique ne suffit pas à panser les blessures… mais que l’amour, lui, peut tout réécrire.

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- Extrait -

Les vacances de la Toussaint ne sont pas encore terminées que ma mère me tanne déjà pour savoir ce que je fais pour celles de Noël. Je reviens d’un week-end chez mes parents pour récupérer Mia et passer les quelques jours qu’il reste avant qu’elle reparte à l’école avec elle. 

Depuis que Lucille nous a quittés, je n’arrive pas à laisser mon enfant trop loin de moi. C’est la première fois qu’elle part une semaine entière. Comment dire que j’ai très mal vécu cette séparation ? Même si je sais qu’elle a été choyée plus que de raison par ses grands-parents. Alors, maintenant que nous ne sommes plus que tous les deux à la maison, je la serre contre mon cœur jusqu’à ce qu’elle me dise : 

— Papa, tu m’étouffes là ! 

Je la garde encore un peu contre moi avant de la relâcher. Elle me sourit de ce même sourire qu’avait sa mère et je fonds. 

— Toi aussi, tu m’as manqué, papa. 

Elle dépose un baiser sur ma joue mal rasée en se plaignant que je pique. 

— Y en a un autre qui était pressé de te voir, mon cœur 

 

Je n’ai pas terminé ma phrase que Guizmo, le chaton que nous avons recueilli six mois plus tôt, vient se frotter contre les jambes de ma fille. 

— Oh, mon chaton ! Toi aussi, tu m’as manqué ! 

Elle rejoint le canapé, le félin dans les bras, tandis que je la suis du regard. Mon cœur se gonfle d’amour pour cette enfant qui est tout ce qui me retient dans ce bas monde. 

 

Alors que nous passons à table, Mia me surprend : 

— Tu sais, papa, si tu ne veux pas qu’on fête Noël chez papy et mamie, ça ne me gêne pas. On est bien tous les deux… même si tu as besoin de te distraire un peu ! 

Elle met sa main devant sa bouche, visiblement ses mots ont dépassé ce qu’elle souhaitait dire. Je reste interloqué deux secondes face à la sagesse de ses paroles. Qui résonne comme un écho à ce que ma mère et mon frère ne cessent de me répéter depuis des mois. 

Lucille est partie il y a trois ans. Depuis, je ne vis que pour mon boulot et ma fille. Je ne suis pas prêt à changer ça. C’est trop tôt. Ma femme est la seule que je n’ai jamais voulue. Je sais qu’ils me disent tous ça parce qu’ils s’inquiètent pour moi, mais je gère mon quotidien comme je l’entends. Je ne suis l’homme que d’une seule compagne, un point c’est tout. Mia me sort de mes pérégrinations en ajoutant : 

— Maman me manque à moi aussi. Mais je suis si triste de ne jamais te voir avec des amis. Ce n’est pas une vie, papa. Un jour, je serai une adulte et j’espère bien que j’aurai un amoureux. Je quitterai la maison et toi, tu feras quoi ? 

Je rejoindrai ta mère… 

 

Elle me regarde d’un air si peiné que je ne sais pas quoi lui répondre à part : 

— À propos de Noël, il va surtout falloir que tu penses à envoyer ta liste de souhaits au père Noël ! 

— Papa, j’ai presque dix ans, je te rappelle ! Tu sais que je ne crois plus au père Noël. 

Elle marque un point, mais au moins, on a changé de sujet. 

— Je sais, ma chérie, mais justement ta grand-mère m’a demandé ce qui te ferait plaisir, tout comme ton parrain et Elena. 

— D’accord, je vais y réfléchir. 

— Bien, mange maintenant, après on regarde un film et au lit ! 

 

Elle ne me décoche pas un mot de plus de la soirée, même si je suis conscient qu’elle ramènera la question sur le tapis très bientôt. On passe un moment agréable devant la télé. Je me suis d’ailleurs fait avoir comme un bleu puisqu’elle a choisi un film de Noël : 

— Pour commencer à se mettre dans l’ambiance puisqu’il faut que j’écrive ma lettre, me soutient-elle. 

Je souris à sa remarque, qui aurait très bien pu sortir de la bouche de sa mère, elle qui vouait une véritable passion à cette célébration. Je chasse l’image de Lucille et profite de la soirée. 

 

Clé de sol contour 

Quand je me réveille le lendemain matin, je ne suis pas surpris de sentir contre moi le petit corps de ma fille. Depuis que sa mère est décédée, il lui arrive fréquemment de me rejoindre en pleine nuit. Si, au début, je la laissais venir après un cauchemar – parce qu’elle hurlait, que je la retrouvais tremblante dans son lit et que le seul moyen pour arriver à la rendormir était qu’elle sente que j’étais là –, maintenant elle vient à pas de loup et s’installe à la place de sa mère pour finir contre moi, sa main posée sur ma joue. Je ne peux m’empêcher de sourire de la voir si paisible en cet instant et m’extirpe de sous ma couette sans faire le moindre bruit. En me retournant, j’aperçois que Guizmo est là, lui aussi. Il lève la tête pour me fixer un instant, puis constatant que sa petite maîtresse n’a pas bougé, il repose son museau sur ses pattes. Je sors de la chambre en prenant garde de ne pas claquer la porte et rejoins la cuisine. Je profite de cet instant seul pour boire mon premier café de la journée, en compagnie de la photographie de ma belle épouse. Après plusieurs gorgées, je me mets à lui parler comme je le fais très souvent quand notre fille n’est pas là. 

— Je sais qu’elle a raison. Mais on n’en est pas encore là, n’est-ce pas ? Elle n’est pas près de quitter la maison… 

Son regard semble posé sur moi. Son sourire me rassérène. Comme toujours. Je prends quelques lampées supplémentaires avant de continuer : 

— Je n’y arrive pas sans toi. Je ne sais pas quoi faire. C’est trop difficile. Je voudrais tant que tu sois là, avec nous. 

Un courant d’air passe derrière moi. Je frissonne et me réchauffe en terminant mon café avant de voir mon ange approcher, son chaton dans les bras. 

— Il est tôt, tu pouvais rester encore au lit, ma puce, tu sais. 

— Oui, je sais, mais Guizmo a faim ! 

 

Sans rien ajouter, elle se dirige vers le placard contenant la nourriture pour chat et dépose une demi-portion de pâtée dans la gamelle de l’animal. 

— Voilà, mange bien, mon bébé, lui lance-t-elle en le gratifiant d’une caresse sur la tête avant de fermer la boîte et de la ranger dans le réfrigérateur. 

— Que veut cette jolie princesse pour son petit-déjeuner aujourd’hui ? lui demandé-je alors qu’elle s’installe sur le siège en face de moi, entre sa mère et moi. 

Elle prend un air des plus sérieux avant de me répondre : 

— Je n’ai pas faim. Tu me ferais un café ? 

— Même pas en rêve, ma fille ! éclaté-je de rire. 

— D’accord, un chocolat chaud alors. 

À peine lui ai-je servi que mon téléphone sonne.  

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